Aménagement cuisine bien-être : une cuisine pensée pour cuisiner en prenant soin de soi

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Rénover une cuisine ne consiste pas simplement à changer des façades, un plan de travail ou la couleur des murs. Dans ce projet d’aménagement cuisine bien-être, j’ai accompagné une famille qui souhaitait transformer une cuisine restée quasiment inchangée depuis quinze ans. Leur objectif était bien sûr de la moderniser, mais surtout de créer un espace plus agréable à vivre, plus fonctionnel et davantage en accord avec leurs habitudes quotidiennes.

Dès nos premiers échanges, un élément a attiré mon attention : un grand mur rouge occupait visuellement la pièce. Monsieur, qui cuisine beaucoup, appréciait cette couleur, même s’il la trouvait désormais assez agressive. Madame, en revanche, ne cuisinait presque jamais et m’a expliqué que cette présence importante de rouge avait tendance à la stresser.

Plutôt que de choisir immédiatement une nouvelle couleur ou de suivre une tendance, j’ai donc commencé par ce qui constitue, pour moi, la base d’un projet réussi : comprendre les personnes qui vont réellement vivre dans cet espace.

Avant de dessiner la cuisine, j’analyse les habitudes de vie

Lorsque je travaille sur un aménagement cuisine bien-être, je ne commence pas par sélectionner un joli carrelage ou une façade de cuisine. Je cherche d’abord à comprendre comment la pièce fonctionne aujourd’hui et, surtout, comment mes clients aimeraient qu’elle fonctionne demain.

J’ai donc posé de nombreuses questions à cette famille.

Qui cuisine le plus souvent ? À quels moments de la journée ? Est-ce une cuisine rapide en semaine ou prend-on plaisir à préparer des plats plus élaborés ? Cuisine-t-on seul ou à plusieurs ? Est-ce que les enfants participent ? A-t-on besoin de beaucoup de rangement ? Prépare-t-on les repas pour plusieurs jours ?

Ces informations peuvent sembler très concrètes. Pourtant, elles sont essentielles.

En effet, une cuisine parfaitement esthétique peut devenir pénible au quotidien si les déplacements sont mal pensés, si les ustensiles ne sont pas accessibles ou si le plan de travail disponible n’est pas adapté à la manière de cuisiner.

À l’inverse, lorsqu’un espace est conçu autour de ses utilisateurs, les gestes deviennent plus fluides. On perd moins de temps, on se fatigue moins et, surtout, on prend davantage plaisir à utiliser la pièce.

C’est précisément là que mon travail d’architecture intérieure prend tout son sens.

Une cuisine qui donne davantage envie de cuisiner

Dans ce projet, il y avait également une réflexion intéressante autour du rapport à la cuisine. Monsieur aime cuisiner. Madame, beaucoup moins.

Mon objectif n’était évidemment pas de transformer quelqu’un qui n’aime pas cuisiner en passionnée de gastronomie. En revanche, je pouvais travailler sur un environnement qui rende ce moment plus agréable et moins contraignant.

 Car notre environnement joue un rôle considérable dans notre façon d’utiliser une pièce.

Une cuisine encombrée, sombre, visuellement agressive ou mal organisée peut inconsciemment renforcer l’envie d’en sortir rapidement. À l’inverse, un espace fluide, lumineux et cohérent peut donner davantage envie d’y rester, de préparer un repas tranquillement ou simplement de partager un moment ensemble.

Ainsi, derrière cet aménagement cuisine bien-être, il y avait une vraie question : comment créer une cuisine qui accompagne une alimentation plus consciente et le plaisir de préparer ses repas ?

Penser la cuisine comme une pièce liée à la santé

La cuisine est directement liée à notre alimentation et, par conséquent, à notre hygiène de vie.

C’est ici que l’on choisit les aliments, que l’on prépare les repas et que l’on transmet également certaines habitudes aux enfants. Pourtant, lorsqu’on parle d’aménagement intérieur et de santé, on pense beaucoup plus facilement à la chambre et au sommeil qu’à la cuisine.

Or, pour moi, elle mérite tout autant notre attention.

Dans ce projet, je souhaitais donc créer une atmosphère qui invite à prendre son temps, sans pour autant tomber dans une ambiance trop calme ou monotone.

Il fallait trouver un équilibre entre apaisement et dynamisme.

Passer du rouge au vert, un choix pas seulement esthétique

Le rouge existant avait beaucoup de caractère. Néanmoins, dans ce contexte précis, sa présence était devenue trop importante.

Cela ne signifie pas que le rouge est une mauvaise couleur pour une cuisine. Au contraire, une couleur n’est jamais positive ou négative dans l’absolu. Tout dépend de sa nuance, de sa quantité, de l’histoire des occupants et de la manière dont elle est associée aux autres éléments de l’espace.

Cependant, ici, les ressentis exprimés étaient clairs : l’un le trouvait désormais agressif tandis que l’autre se sentait stressée par cette couleur.

Il fallait donc revoir complètement l’équilibre colorimétrique.

Monsieur avait spontanément envie de partir vers du vert. Cette piste était intéressante, mais mon travail ne consiste pas simplement à valider une couleur parce qu’un client l’apprécie.

J’ai étudié leurs habitudes, leurs besoins et l’ambiance qu’ils souhaitaient ressentir dans cette future cuisine. Ensuite, j’ai recherché les nuances permettant de créer un environnement plus enveloppant tout en conservant suffisamment d’énergie.

Le vert est ainsi devenu un axe de travail autour duquel j’ai pu construire une palette plus complète.

Parce qu’un intérieur réussi ne doit pas uniquement être beau sur une photographie. Il doit vous faciliter la vie, vous ressembler et, surtout, vous faire du bien lorsque vous y vivez.

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